Le four solaire de Mont-Louis présenté sur le schéma ci-dessus fonctionne sur le principe de la double
réflexion. Les rayons du soleil sont réfléchis une première fois par l’héliostat qui le renvoi parallèlement vers le
concentrateur, qui, à son tour, les réfléchis une seconde fois en les concentrant 6 mètres en avant, au foyer du
paraboloïde, également appelé le point focal.

Très hautes températures : 1500 à 2000 °C 

  • Traitement photo-thermique des rubis
  • Synthèse de pierres précieuses
  • Céramiques techniques (moteurs)…
  • Métallurgie réfractaire
  • Production d’hydrogène…

Hautes températures : 600 à 1400 °C

  • Céramique semi-industrielle et groupements d’Artisans
  • Métallurgie, avec la fusion de presque tous les métaux
  • Forge : socs de charrue, pelle, pioche, houe…
  • Secteur des liants hydrauliques : ciments, chaux, plâtre…
  • Secteur de la chimie : réactions thermochimiques et photochimiques
  • Calcination de minerais
  • Secteur de la verrerie d’art, fusion et travail du verre
  • Pyrolyse de déchets hospitaliers
  • Stérilisation d’instruments chirurgicaux
  • Possibilité de produire de l’air très chaud (process industriels)
  • Production d’électricité par un moteur Stirling placé au foyer.

Moyennes Températures

  • Cuissons de produits de boulangerie, Pain, Pâtisserie, etc…
  • Production de vapeur
  • Distillation de plantes médicinales
  • Étuvage
  • Agroalimentaire : cuisson de confiture…
  • Conserves de fruits et légumes…

Les applications sont infinies.

L’héliostat

L’héliostat de Mont-Louis est constitué de 567 miroirs plans carrés de 49.8 cm de côté, ce qui représente une surface réfléchissante de 141 m². Les miroirs de type « sandwich » sont disposés en 27 rangées sur 21 lignes horizontales. Son rôle est de suivre la course du soleil de manière à réfléchir en permanence ses rayons parallèlement à l’axe de révolution du concentrateur.

Pour cela, le mouvement est assuré par quatre vérins hydrauliques ; deux assurant l’orientation en site, haut-bas (axe Zenith-Nadir ), et deux autres pour l’orientation en azimut (axe Est-Ouest)

De manière à obtenir une tâche focale fixe, le mouvement de l’héliostat est asservi à la position du soleil à l’aide d’une lunette optoélectronique de guidage placée horizontalement et parallèle à l’axe de révolution du concentrateur.

Au fond de cette lunette, deux paires de cellules photo-résistantes captent un faisceau lumineux provenant de l’héliostat en direction du concentrateur. La différence de potentiel des cellules entraîne le déplacement en site et en azimut de l’héliostat.La mise en place de l’héliostat se fait manuellement pour éclairer les quatre cellules photoélectriques de la lunette d’asservissement. Puis, lorsque les quatre cellules atteignent une certaine tension, le logiciel prend le relais pour fonctionner en automatique. De plus le logiciel est prévu pour fonctionner en coordonnées calculées du soleil pour une Latitude et une Longitude donnée.

Le concentrateur parabolique

Le concentrateur est un paraboloïde de 93 m², composé de 858 miroirs élémentaires déformés thermiquement afin de les rendre sphériques. Chaque miroir a une forme trapézoïdale. Les miroirs des douze couronnes intérieures ont un rayon de courbure de 12.5 m et ceux des trois couronnes extérieures ont un rayon de courbure de 14.5 m. Chaque miroir est fixé sur la charpente par trois vis montées sur ressort permettant leur réglage. C’est de la précision de ce réglage dont dépend le taux de concentration de la parabole. Le réglage consiste à faire focaliser chaque miroir au même point et ainsi obtenir une tâche focale de 18 cm de diamètre.

C’est l’énergie thermique des rayons concentrés du soleil, qui pénètre à l’intérieur du four, également appelé « récepteur », qui permet de cuire les céramiques qui sont placées dans sa partie supérieure, à 1000 °C en deux heures, et à 1300 °C en deux heures et trente minutes. CUISSON DE CÉRAMIQUES A 1000°C en 2 h et… FUSION DU BRONZE AU FOUR SOLAIRE